Cri des Carmes

Cultiver ce putain de jardin

Est-ce donc ça, la jeunesse ? Danser comme des ahuris sur des notes ou des semblants de notes commerciales ou sur cette mélodie douteuse ? J’ai toujours besoin d’être bleu comme un keuf pour rendre supportable cette mort de la culture. C’est comme lorsqu’on boit et qu’on se blesse. L’alcool apaise, en parfait anxiolitique. Les culs bougent dans tous les sens et tout le monde a l’air heureux. Alors qu’en réalité, c’est pour sortir de la pauvreté de leur quotidien qu’ils s’amusent de la sorte.

Je me sens mal à l’aise quand je vois ainsi les culs se trémousser comme pour dire « je suis libre ! » Peut-être que c’est ça, la tendance, peut-être bien que c’est moi qui suis has been. Je pense à ce que dirait mes parents et mes grand-parents en me voyant ainsi en cette posture. Eux qui, de leur temps, écoutaient de la bonne musique.

Dans ce stroboscope lumineux qui rajoute de l’ignominie à l’artifice du décor, je vois les feux et les étoiles rêvés en espérance par celles-ci et ceux-ci qui croient ne pas avoir laissé filer leur idéal. Je me demande si c’est mon côté hédoniste qui m’a poussé ici ou bien la promesse de ne pas vieillir ce soir.

J’ai mal au cœur. Ou au foie. J’ai peut-être trop bu…

VP

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