La mer, cette grande dame
Dont les cheveux en vagues
Semblent couler des montagnes
Jusqu'à s'échoir sur le sable
Je crois voir une tête ronde au loin
Aux teints roses et écarlates
Qui perce les nuages de lait en juin
Pour donner aux yeux la beauté des teints mats
On entend là-bas comme le cri d'un oiseau
Une complainte volatile et folâtre
Comme si revenait des eaux et en écho
Le chagrin de ces tristes et marins disparâtes
Puis le silence enfin, sur la jetée
Cassé par le murmure incessant du flux et du reflux
Sur la grève, le souffle des dieux, saccadé
Comme le râle de désespoir de leurs fils disparus
VP