Cri des Carmes

Cultiver ce putain de jardin

J’aimerais assister, même sans vraiment y être, à un dîner où, à la même table, Arthur Rimbaud, Che Guevara et Bob Dylan partageraient un moment, tous trois, bourrés, en espérant qu’ils rient de notre monde et de notre société post-moderne, et qu’ils s’engueulent à plusieurs reprises. Une fois le repas arrivé à son terme, ils partageraient ensemble alors des cigarettes ou des cigares, très différent.e.s les un.e.s des autres, selon leur époque respective, sur un fond de musique (mais pas du jazz). Ils écriraient dans des carnets de notes, échangeraient leurs visions de ce que l’on appelle « poésie », un whisky tantôt devant eux, tantôt à la main, au bord des lèvres.

Je pourrais mourir pour voir ça. Mais demeurer suffisamment en vie pour vivre cette scène. Si paradis existe, il est ce tableau…

VP

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