Cri des Carmes

Cultiver ce putain de jardin

Ô, grande Dame de l'évasion
Aux allures de l'inarrêtable
Aux figures de l'inénarrable
Qui donne le frisson
Elle chante le soir
Quand la nuit berce le silence
Elle est comme la vie, une foire
Et son cri berce nos enfances
Agrippant follement à la tête
De bois et d'or du lit vêtu
Comme on s'accroche à la fête
Et les corps charnus et dévêtus
Elle danse avec moi, ce soir
Comme souffler devient pesant
Dans cette chaleur épaisse, la bouilloire
Elle expulse sa joie en grimpant
Ma respiration est lourde de sens
Et, comme une petite balle
Je la sens du bout des doigts rebondir
Sur ces hanches du mal
Que fait-elle à mon âme ?

VP

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