Ô, grande Dame de l'évasion Aux allures de l'inarrêtable Aux figures de l'inénarrable Qui donne le frisson Elle chante le soir Quand la nuit berce le silence Elle est comme la vie, une foire Et son cri berce nos enfances Agrippant follement à la tête De bois et d'or du lit vêtu Comme on s'accroche à la fête Et les corps charnus et dévêtus Elle danse avec moi, ce soir Comme souffler devient pesant Dans cette chaleur épaisse, la bouilloire Elle expulse sa joie en grimpant Ma respiration est lourde de sens Et, comme une petite balle Je la sens du bout des doigts rebondir Sur ces hanches du mal Que fait-elle à mon âme ?
VP