J’ai noyé la solitude dans le chagrin Rempli cette fille de joie au regard vide Quand ne saoule plus bière ni vin Que les ébats aux profondeurs insipides Le parfum de la volupté Et la crasse de la tendresse Donnent en songe la torpeur ou la détresse Des draps mouillés de ces pauvres caresses Quand du love dans le vin, elle a mis Les pétales de son existence J’ai senti le filtre infuser Les cavernes de mon cœur qui balancent Mais aujourd’hui, je ne sens plus rien N’ai le goût à rien et ne veux plus voir Que la noirceur des êtres charnus et enlacés Danser eux aussi enfin en ton brasier Je ne veux plus parler ni rien entendre Que de ces rêves qui me hantent Et cette petite mélodie qui me chante « Tente la détente sur la tempe » Et toucher tes cieux À nouveau
VP