Cri des Carmes

Cultiver ce putain de jardin

J’ai noyé la solitude dans le chagrin
Rempli cette fille de joie au regard vide
Quand ne saoule plus bière ni vin
Que les ébats aux profondeurs insipides

Le parfum de la volupté
Et la crasse de la tendresse
Donnent en songe la torpeur ou la détresse
Des draps mouillés de ces pauvres caresses

Quand du love dans le vin, elle a mis
Les pétales de son existence
J’ai senti le filtre infuser
Les cavernes de mon cœur qui balancent

Mais aujourd’hui, je ne sens plus rien
N’ai le goût à rien et ne veux plus voir
Que la noirceur des êtres charnus et enlacés
Danser eux aussi enfin en ton brasier

Je ne veux plus parler ni rien entendre
Que de ces rêves qui me hantent
Et cette petite mélodie qui me chante
« Tente la détente sur la tempe »

Et toucher tes cieux
À nouveau

VP

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