Tu mens, c’est sûr Quand tu me dis que c’est fini Comme si la torture Était devenue l’envie Que l’ennui s’était rhabillé Et que ta passion aussi Et comme deux amants Ils avaient fui durant la nuit Quand tu refuses de croire Que l’avenir qu’on s’est promis Était à porté de main Et qu’il nous aurait suffit De boire de l’eau fraîche Ou même de l’eau de vie Pour raviver la mèche De ton cœur meurtri Mais que cherches-tu, à la fin ? Sinon souiller notre histoire Comme si notre futur touchait à sa fin Et qu’il ne restait que les déboires Parle-moi, je t’en supplie Et dis-moi que tu t’es trompée Et ensemble, on rira la vie On la bouffera et je te boufferai Dis-moi que tout n’était qu’une farce Un long songe d’été Qu’avec moi, tu rêves de Mars, qu’c’était Une passion d’avril égarée Murmure-moi, comme à un livre Que tu veux vivre de moi Que de moi, tu es ivre Et tu te livres à moi On ira de la Terre à la lune Et dans les étoiles ou tes yeux, on tombera Jupiter nous sauvera ou Saturne Et de la réalité du monde d’en-bas On saluera Le Petit Prince Et l’allumeur de réverbères Avant qu’il ne fasse volte-face En s’enfonçant dans la lumière Et tu prends part à ce voyage Ultime et sans retour Et je deviens ton mirage Dans cet ultime sans détour Tous les deux unis Jusqu’au bout de la nuit Tous les deux partis Jusqu’au bout de la vie Car tu mens Et tu le sais Tu es mon élément Et nous en sommes condamnés Tu es cette terre de la passion Où naquit jadis l’amour Que dessous le gazon On enterre un jour Tu es ces flammes infinies Animant le feu ardent Qui rencontrent les cieux promis Et ses cendres d’argent Tu es la tempête redoutable Qui transforme les contes En histoires ineffables Coulées sous la fonte Tu es la blanche colombe Survolant les méandres océanes Et croisant dessous la trombe Les restes de notre amour fane Car tu mens Et tu le sais Tu es mon élément Et nous en sommes… condamnés
VP