Cri des Carmes

Cultiver ce putain de jardin

Moscou, c’est cette belle qui a pris la fuite dans la pénombre
Qui a perdu son idéal pour ressembler à tout le monde
Qui a perdu ses rêves pour s’imaginer en princesse
Au royaume de la thune et des histoires de fesses

Moscou, c’est celle qui a vendu son âme aux GAFA
Qui a troqué ses deux outils pour faire comme toi
Pour que s’amoncellent McDo, Coca-Cola
Et qui devant le capital fait la belle au combat

Ouais, Moscou, c’est celle que je croyais différente, tu vois
Celle qui n’a de rouge aux lèvres que celui du combat
Qui a les mains froides dessous la neige et le cœur qui bat
Le poing levé d’Olga et ses cheveux blonds sur la Moskva

Je la voyais sauvage et reine de la Taïga
Comme un rêne dans la forêt se confondant dans les bois
Le soupir de l’espoir quand le monde ne va pas
Le sourire d’un avenir contenu dans la vodka

Je partage désormais le silence du désespoir
Celui qui est inhérent à ces fables qui finissent en déboires
Comme si l’Internationale avait baissé les bras
Comme si ceux qui l’entonnent avaient perdus la voix

En fait, je crois mon frère, que Moscou est devenue vulgaire
Rejoignant ainsi beaucoup de villes faciles sur Terre
Elle est fille d’Europe, l’Occident est sa mère
Elle a des airs de pinup d’après la guerre

On ne peut pourtant pas dire qu’elle soit symbole de progrès
Je veux dire entre les hommes et celles qui leurs font à manger
Moscou, sous ses tonnes de maquillage, cherche à cacher
Ce coquard de la vie sur son visage de poupée

Moscou, c’est cette belle qui a pris la fuite dans la pénombre
Qui a perdu son idéal pour ressembler à tout le monde
Qui a perdu ses rêves pour s’imaginer en princesse
Au royaume de la tune et des histoires de fesses

Moscou, c’est celle qui a vendu son âme aux GAFA
Qui a troqué ses deux outils pour faire comme toi
Pour que s’amoncellent McDo, Coca-Cola
Et qui devant le capital fait la belle au combat

VP

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