Cri des Carmes

Cultiver ce putain de jardin

Je me réveille ce matin, à 17 heures La veille, Arno est mort C’est la Belgique et la poétique qui s’effondrent Et dans quelques heures, c’est la France qui sombre Je n’irai pas me faire exploiter, aujourd’hui J’emmerde ce connard de patron que je nourris Et remercie une dernière fois cette fille, encore enroulée dans …

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Il est étonnant de voir comment tout se meurt dans un train. Les paysages filent, toujours, tout droit. Tout semble correctement aligné : les champs, les prés, les lisières de forêt, les zones industrielles… Même le temps des trajets a été prévu et programmé. Dans un train, on a l’impression que c’est notre existence qui …

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Ô, grande Dame de l’évasion Aux allures de l’inarrêtable Aux figures de l’inénarrable Qui donne le frisson Elle chante le soir Quand la nuit berce le silence Elle est comme la vie, une foire Et son cri berce nos enfances Agrippant follement à la tête De bois et d’or du lit vêtu Comme on s’accroche …

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Je suis de ces connards qui est à deux doigts de replonger. Car la descente est si pentue. Et le vide si profond. Il faudrait que j’arrête mais je sais intimement que ça me fait du bien dans ce que ça me fait du mal. Allez, je me le dis comme une promesse à moi-même. …

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Tout commence au lendemain d’une gueule de bois. Une sacrée ! La chaleur avait souillé mes draps et mes yeux humides se sont mis en émoi devant ce fourneau estival. Ils clignèrent puis s’ouvrirent enfin, précédant un long étirement et un cri muet, étouffé par ma gorge asséchée. Je me levai, regardai par l’encadrement de …

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J’aimerais assister, même sans vraiment y être, à un dîner où, à la même table, Arthur Rimbaud, Che Guevara et Bob Dylan partageraient un moment, tous trois, bourrés, en espérant qu’ils rient de notre monde et de notre société post-moderne, et qu’ils s’engueulent à plusieurs reprises. Une fois le repas arrivé à son terme, ils …

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La mer, cette grande dameDont les cheveux en vaguesSemblent couler des montagnesJusqu’à s’échoir sur le sableJe crois voir une tête ronde au loinAux teints roses et écarlatesQui perce les nuages de lait en juinPour donner aux yeux la beauté des teints matsOn entend là-bas comme le cri d’un oiseauUne complainte volatile et folâtreComme si revenait …

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J’écris aujourd’hui comme pour gueuler ma haine envers tous ces connards de vacanciers qui manquent de respect. J’écris aujourd’hui comme pour m’indigner de la façon dont cet abruti de cet après-midi m’a parlé. J’écris aujourd’hui comme pour vomir ma rage envers cet enculé aux propos haineux et racistes qui me furent adressés sur mon lieu …

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